Braydon Burries est un guard de l’équipe d’Arizona (Big12), freshman relativement agé (il a déjà plus de 20 ans comme Mikel Brown Jr au moment de la draft), titulaire avec les Wildcats, meilleur scoreur de son programme cette année, avec à la clé un titre de champion du tournoi de la Big12, le record de victoire de la Big12 et une défaite en demi-finale du tournoi NCAA face aux futurs vainqueurs, Michigan.

Mesuré à 1m92 et 98kg avec une envergure de 1m98 au Combine, Burries est un athlète déjà costaud des épaules, du bas du corps qui va au contact et s’élève correctement pour aller au dunk (17 en 39 matchs). Il est capable de se déplacer très vite balle en main, de monter vite au cercle (en O&D) sans aller très haut toutefois. Il a donc un corps relativement prêt pour la NBA.

Coté offensif, Burries possède déjà plusieurs armes qu’il pourrait retranscrire dans un contexte NBA. La première c’est sa capacité à shooter de loin (39 % à 3 pour 179 tentatives) : essentiellement assisté, il diversifie avec des décalages en dribble, quelques Pull-Up, de la première intention en transition et le film montre qu’il a la distance NBA. Le pourcentage aux lancers-francs est solide (80 % pour 169 tentatives) et il a du touché quand on voit sa réussite dans les floatters. Ce qu’on peut aussi aimer en NCAA c’est sa capacité à attaquer le cercle (en 1v1, après écran ou en attaque de Close-Out), sa finition et sa capacité à provoquer des fautes. D’abord, son maniement de balle est solide à ce niveau, il utilise ses deux mains pour aller au cercle, il sait changer de rythme et de direction. Ensuite son pourcentage au cercle est bon pour un guard (64%) et il possède une bonne palette de finitions (mains gauche et droite). À noter que son manque de verticalité pourrait être une limite en NBA. Par contre il n’a pas peur du contact, l’encaisse bien et il provoque des fautes ce qui va bien avec sa réussite aux LFs. Et on ajoute que Burries excelle au niveau NCAA en transition balle en main. Coté création pour autrui, on peut le classer dans les connecteurs parce qu’il applique bien, il est fiable (ratio passes décisives-pertes de balles intéressant : 1.7 ast/to) et il sait initier du Pick’n’Roll. Le contexte est ici important, Arizona joue un basket organisé, maitrisé avec souvent des bigs présents et servis dans la peinture.

De l’autre coté du terrain si coach Lloyd, le fait autant jouer (preque 30 minutes/match) c’est qu’il défend sérieusement. On voit un joueur impliqué (le minimum à Arizona donc), qui produit des Turn-Over, sait imposer sa densité physique au contact et, ce qui se voit beaucoup, sait lire les lignes de passe pour produire des interceptions (2,8 % au steals). C’est appréciable de voir un freshman qui comprend et pour qui le jeu est ralenti. On voit cependant quelques sauts de concentration et qu’il manque de métier dans le passage d’écran. Il y a aussi la limitation en longueur qui l’empêche de rattraper ses erreurs de positionnements et de focus.

En résumé, Burries est un joueur qui pourra défendre en NBA sur des guards et des petits ailiers, qui pourrait avoir un impact en attaque Off-Ball, pourrait soulager une équipe en portant la balle de façon secondaire et se fondre dans un collectif même exigeant. En poussant ses compétences au max, Burries pourraient avoir un rôle de 6, 7ème homme dans 2-3 ans dans une équipe ambitieuse, au vu du défi physique vu en PlayOffs en 2025-26.

Projection : fin de lottery