Il y a 4 jours
Points forts
- Production
- Jeu près du cercle
- Rebonds
Décent, mais à travailler
- Tir extérieur
- Playmaking/Connecting
- Provoque des fautes
Points faibles
- Protection de cercle
- Verticalité
- Quel poste ?
Prospect 5-étoile à la sortie du lycée, Duke avant de prendre le train vers la NBA, Cameron Boozer, fil de Carlos, est connu de tous. Mais avant la Draft, annoncé comme un Top 3, que propose-t-il sur terrain et où sont les marges de progression dans son jeu ?
En attaque, l'intérieur de 2.06 m est avant tout un joueur de peinture. Il passe la grande majorité de son temps sous le panier. Un zone où il marque une bonne partie de ses points. Il termine sa saison universitaire avec 65% de réussite dans cette zone du terrain (214/332). Il sait se servir de son corps pour remporter ses duels et prendre l'avantage sur ses adversaires directs. Maintenant, malgré un jeu de pieds au-dessus de la moyenne, il peut encore progresser dans sa façon de marquer, l'arsenal de moves est loin d'être complet.
En plus, Cameron Boozer est aussi capable d'apporter des points loin du panier. Il y avait des doutes avec le peu d'évolution dans sa réussite au lycée mais il sort d'une belle saison à trois points avec Duke. Près de 40% de réussite sur quasiment quatre tentatives par match (54/138 sur 38 matches). On est essentiellement sur du catch-and-shoot mais il peut aussi se lever en sortie de dribble et enchaîner en sortant d'un écran ou après l'avoir posé. Une polyvalence qui est un vrai atout pour sa projection.
Offensivement, le fiston Boozer s'affiche comme un joueur polyvalent capable de marquer d'un peu partout sur le terrain, d'être une cible sur les situations de pick (roll et pop) et par quand l'occasion se présente d'attaquer le panier depuis le périmètre. Ce ne sont pas les situations qu'on voit le plus mais elles sont là. Il devra toutefois essayer de gommer le fait d'attaquer avant de continuer son chemin en se tournant pour enfoncer son adversaire. Ca fonctionnait au lycée et en NCAA mais face à des physiques autres en NBA, il n'est pas certain que cela continue d'être une force.
A côté du scoring, il apporte également du playmaking. C'est très brut mais ça existe et il apporte de la diversité. On est face à un joueur capable de trouver de passe depuis le poste bas, d'être une menace en short-roll, de trouver des coéquipiers sur du high-low mais surtout de pouvoir jouer le pick en tant que porteur. Malgré un physique très imposant, il est en capacité d'être à l'initiation dans ces situations. Sur son année en Caroline du Nord, il affiche 25% de taux passe et 4 passes de moyenne.
Aussi, il est un rebondeur monstrueux. Qu'importe les niveaux de compétition, il a toujours montré cette capacité à gober les ballons, aussi bien en défense qu'en attaque. Son année à Duke n'y a pas échappé. En NCAA, il termine sa saison en tant 13è meilleur rebondeur de tout le pays avec 10 prises en moyenne (3 en attaque, 7 en défense). Ses prises de position, son timing et technique de saut lui offrent un avantage sur les adversaires malgré son déficit de taille et de verticalité sur certains d'entre eux.
Défensivement, il est là aussi très près du panier. Mais sa taille lui permet d'être d'aller donner un coup de main sur certains joueurs extérieurs. Il peut donc switcher sans trop de difficulté et contenir l'attaque via son drop coverage. Maintenant, il manque encore un peu de vitesse et de mobilité pour ne pas être un point négatif face à deux joueurs plus rapides que lui. Autre élément à surveiller : sa protection de cercle. Son manque de verticalité ne lui permet pas d'être une vraie menace dans cet aspect (moins d'un contre par match de moyenne). L'équipe qui le sélectionneur devra lui trouver le bon rôle afin que ses limitations n'impactent pas trop l'équipe.
Projection : Top 3.
United States