Il y a 21 jours
Points forts
- Côté athlète
- Jeu open court
- Jeu de coupe
- Drop coverage
Décent, mais à travailler
- Défense
- Rebond
- Connecteur
- Jeu avec écran
Points faibles
- Tir extérieur
- Création pour lui
- Attitude
Une formation en Espagne du côté de la Joventut Badalona avant d'aller s'aguerrir et gagner du temps de jeu en prévision de la Draft dans la championnat australien avec les New Zealand Breakers. En NBL, Karim Lopez a passé deux saisons complètes et il a joué près de 60 matches avec environ 23 minutes de présence sur le parquet. Là-bas, il affiche 10 points, 5 rebonds, 1 passe et un contre de moyenne.
L'aspect le plus intéressant de. Karim Lopez est sans doute son côté athlétique. De l'extérieur, on ne dirait pas mais l'ailier mexicain possède tous les atouts qu'il faut. Il a une verticalité très intéressante qui lui permet d'être positif des deux côtés du terrain. Une mobilité fluide qui lui offre la possibilité de changer de direction sans souci, qu'importe l'adversaire en face. Toutefois, physiquement, il pourra sans doute s'affiner un peu et être encore plus à l'aise dans son jeu. Aujourd'hui, il n'est pas en surpoid mais a un léger "gras de bébé" qu'il faudra éliminer pour faire face aux joutes NBA.
Dans le jeu, l'ailier ne possède pas de véritable point fort et c'est un souci. Aujourd'hui, il ne shoot pas de façon efficace même si l'évolution est possible. En chiffre, on est sur du 31% de réussite à longue distance sur ses deux années en NBL sur près de 3 tentatives en moyenne. Des tirs extérieurs principalement en catch-and-shoot, même si il lui arrive de se lever en sortie de dribble. Mais cela reste assez rare. Rare aussi, la création pour lui. Aujourd'hui, Karim Lopez manque d'un premier pas et d'un handle efficace pour être une vraie menace de ce côté là du jeu.
Il est au contraire intéressant dans ses attaques sans le ballon. Sous les couleurs des Breakers, il a su montrer qu'il avait un bon instinct pour prendre les intervalles et couper au bon moment pour être trouvé par le porteur de ballon. Idem en tant que poseur d'écran. Il peut à la fois apporter en tant que roller pour terminer près du cercle ou poper pour un trois points ou attirer la défense vers lui et décaler un coéquipier. Ce côté connecteur est un aspect qu'il va devoir continuer d'exploiter pour rester sur le terrain (deux passes de moyenne sur la saison 2025/2026).
Autre élément positif : le rebond. Malgré les défauts qu'il peut avoir, Karim Lopez n'hésite pas à batailler pour récupérer les ballons. Aussi bien en défense qu'en attaque. Il possède le bon timing de saut, se place bien, monte à deux main et fait les écrans retard. En deux ans chez les pros, il affiche un peu plus de 5 prises de moyenne dont près deux rebonds offensifs par match. Et quand il ne prend pas le rebond, il sait très vite se projeter vers l'avant pour terminer en contre-attaques ou phases de transition.
Défensivement, on a un joueur qui alterne le chaud et le froid. Son point fort est la défense en drop-coverage. Le combo mobilité-physique lui offre l'avantage pour à la fait gêner la passe puis couvrir le drive. La question est de savoir s'il pourra être autant positif sur des phases de jeu plus rapides et face à des athlètes d'un tout autre niveau que celui observé dans le championnat australien. Si oui, bingo. Si non, son impact sera plus limité. Car dans la défense un contre un, l'ailier Mexicain est moins intéressant. Il n'est pas rare de l'observer se faire prendre à revers sur les premiers pas et mettre du temps pour reprendre ses positions.
Au final, le tableau final affiche un joueur athlétique, un corps fait pour la NBA mais qui reste limité dans le jeu. Néanmoins, la marge de progression est présente des deux côtés du terrain. Défensivement par une latéralité intéressante, une belle envergure (2.16 m) et une bonne défense sur le drop-coverage. En attaque, on a un joueur qui peut-être une cible sur le pick-and-roll et pick-and-pop selon la progression au shoot, aussi avec un côté connecteur à continuer de travailler qui pourrait lui permettre de jouer les phases de picks en tant que porteur et pas uniquement poseur d'écran.
La chose à surveiller sera l'attitude car en Australie, il n'était pas rare d'observer dans gestes d'humeur quand il ne recevait pas le ballon. Au niveau supérieur, il devra se contenir et accepter le rôle qui lui sera donné sur le terrain.
Projection : fin de premier tour.
Mexico
18.7 ans - PF/C
18.3 ans - SG
19.9 ans - PF/C