E.J. Liddell
crédit photo : The-Ozone

E.J. Liddell

23.3 ans - PF/C - United States United States
204 cm   212 cm   110 kg
New Orleans Pelicans

New Orleans Pelicans

Données fournies par Sports-Reference.com.

Tout savoir sur E.J. Liddell

par Alan Guillou Il y a 2 ans

Points forts

  • Menace offensive à plusieurs niveaux
  • Progression d'années en années
  • Shoot extérieur

Décent, mais à travailler

  • Création pour les autres
  • Polyvalence des types de tirs

Points faibles

  • Seulement un joueur de fin de chaîne ?
  • Qui peut-il défendre en NBA ?

Très en vue déjà l'an passé durant sa saison sophomore, E.J. Liddell avait fait le choix de retirer son nom de la Draft 2021 et de revenir à Ohio State pour une 3ème saison NCAA. Arme offensive extrêmement productive en NCAA depuis 2 ans maintenant, Liddell gagne en effiacité et, matchs après matchs, peut se placer comme un candidat crédible à une sélection au 1er tour en Juin prochain.

Ce qui plait et saute aux yeux quand on observe Liddell cette saison, c'est qu'on voit un joueur vraiment sous contrôle. C'est très rassurant car, lors du processus Draft 2021, Liddell avait vraiment sous-performé lors du NBA Combine et des affrontements télévisés. Liddell avait fait mauvaise impression, semblait perdu sur des rotations défensives et sa relative petite taille posait des questions sur sa projection défensive. Quelques mois plus tard, on voit un joueur toujours moins à l'aise défensivement qu'offensivement, mais on voit un joueur dont le processus d'appréhension et de compréhension défensif s'est amélioré. Liddell communique mieux, fait de meilleures rotations et devient bien meilleur sur les aides/2ème rideau. Il ne sera jamais la pierre angulaire d'une défense, du fait de sa taille (seulement 13% de rebonds en carrière NCAA) et de sa faible capacité de dissuasion (6% de contres en carrière NCAA), mais il peut ne pas être totalement négatif de ce côté. Surtout, comme Liddell shoote extrêmement bien, il ne sera pas le "non-shooter" sur le parquet et pourra jouer aux côtés d'un intérieur protecteur de cercle. Sur situations de switch, sa mobilité n'est pas la meilleure, mais ses 2146mins NCAA en Big Ten en font un joueur expérimenté et qui communique vocalement.

SI j'ai commencé par l'aspect défensif chez Liddell, c'est que pour les intérieurs, il est nécessaire de ne pas être trop négatif de ce côté du jeu, sous peine d'être réduit à un intérieur backup mis sur le terrain pour mettre des points face à des bancs NBA. Offensivement, Liddell est vraiment un joueur très impressionnant cette année. La progression aux shoots doit être d'emblée mise en avant (quasiment 40% à 3pts cette année sur 89 tentatives, contre 34% l'an passé), tout comme la capacité à aller sur la ligne (51% de Free Throw Rate en 3 saisons NCAA). Liddell est fort sur post-up, utilisable sur pick-&-pop et sur pick-&-roll : il pose de bons écrans, shoote bien sur situations de fin de chaîne (39% à 3pts sur 80% de shoots pris en spot-up cette année, 47% sur les "longs 2pts"). On peut clairement voir en E.J. Liddell un joueur facilement projetable en NBA, dans un rôle d'intérieur offensif, capable d'écarter le terrain, d'attaquer un close-out ou aussi de fluidifier le jeu (quasiment 20% de passes décisives cette saison à Ohio State). Il faudra de la créativité défensive en matière schématique pour ne pas le faire protéger trop le cercle, mais si les progrès aux tirs se confirment, Liddell sera un bon joueur de rotation chez les professionnels.

par Maxime Ubeda Il y a 2 ans

Points forts

  • Panoplie de moves au post & toucher
  • Puissance physique
  • Expérience
  • Rim-protection

Décent, mais à travailler

  • Tir à longue distance
  • Playmaking

Points faibles

  • Capacité à défendre sur les guards
  • Pas de skill élite

Une belle saison 2020-21, le grand départ vers la NBA et puis non, l’objectif d’EJ Liddell est bien d'intégrer la Grande Ligue pour du long terme. Retour sur le campus des Buckeyes pour une nouvelle saison et des attentes toujours aussi fortes pour le leader d’Ohio State.

Les Buckeyes d’Ohio State sortent d’une saison au-dessus des attentes (21-9 dont 12-8 dans la BigTen) avec un seed #2 à la March Madness mais une élimination surprise au 1er tour contre l’Ohio de Jason Preston et ce malgré les quelques 23 points (67%FG) 14 rebonds & 5 assists d’EJ Liddell. Une nouvelle saison, de nouvelles responsabilités pour le go-to-guy junior des Buckeyes, des nouvelles têtes et un calendrier dantesque qui va permettre de les jauger tout au long de la saison. Un programme hors conférence maousse-costaud (Duke, Kentucky, Florida, Xavier ou Seton Hall) puis tous les faces-à-faces prévus face aux compères de la plus forte conférence de la NCAA, la BigTen. Les possibilités d’évaluer les progrès d’EJ Liddell sont multiples cette saison. Impact player des 2 côtés du terrain.

Chris Holtmann, gourou de la défense, ciblait, dès la pré-saison, le secteur game-changer de son équipe : la défense. Habitué des top 25 depuis sa prise de poste, son équipe, avec un effectif court, est passée à côté la saison dernière. Deux points d'attention sont mis en avant : diminuer le pourcentage de réussite proche du cercle des attaquants adverses et provoquer davantage de turnovers. EJ Liddell sera particulièrement attendu sur ces deux aspects. Le frontcourt undersized avec les retours de Kyle Young (joueur de l’ombre par excellence, dur au mal, shoot à mi-distance honnête) et Zed Key (très fort rebondeur et féroce défenseur), va gagner en profondeur et en taille cette saison avec les 211cm du transfer Joey Brunk (ex-Indiana). A la mène, le recrutement du transfer de Penn State et B10 All-Defensive Team ‘21, Jamari Wheeler va dans ce sens pour remplacer CJ Walker, un énorme upgrade défensivement. Offensivement, toutes les possessions vont passer par un EJ Liddell, playmaker honnête mais qui se doit de montrer du mieux sur cet aspect de son jeu (visible sur ce début de saison). Ce dernier va mécaniquement générer des shoots ouverts que ses guards et ailiers devront faire fructifier. Valeur sûre, Justin Ahrens devra rester au moins aussi efficace cette saison (42.5% à 3pts la saison passée). C’est l’étonnant freshman Malaki Branham qui a chipé la place de titulaire laissée libre par Duane Washington (et ses 16.4pts la saison passée) avec des qualités athlétiques et un physique déjà prêt pour le monde professionnel.

L’an passé, OSU était meilleure offensivement et défensivement lorsque EJ Liddell était sur le terrain. Cela classe l'importance du bonhomme au sein du collectif de coach Holtmann. Intérieur undersized, EJ Liddell (201cm & 108kg pour une envergure de 211cm) compense défensivement par une puissance physique et un timing au-dessus de la moyenne. Très vite verticalement et long, il était un rim-protecteur plus que honnête la saison dernière, mais montre des qualités hors normes en ce début de saison (11,6 BLK% & 3,7 contres par match!). Son placement et sa férocité sur les box-out lui permettent également d’être un bon rebondeur. Meilleur off-ball qu’on-ball, EJ Liddell peut avoir du mal à défendre sur les guards, notamment dû à des problèmes de resituation lors des changements de direction et une qualité de pieds moyenne.

Ce physique combiné à une panoplie de post moves (mention spéciale à son fadeaway) et un très bon toucher (même si on sent encore une hésitation à finir sur sa main faible), qui en font un joueur très difficile à arrêter au post. Il finit souvent au physique et n’a pas peur d’initier le contact avec son défenseur, ce qui lui permet de provoquer beaucoup de fautes (5.8 par match la saison passée et 7.4 cette saison). Qualité malheureusement entachée d’une réussite inconstante aux lancers-francs (seulement 67.3% FT% cette saison). Sa fiabilité derrière l'arc sera le développement le plus scruté/décisif pour obtenir un accessit à la NBA : amélioration constante depuis son arrivée chez les Buckeyes tant au niveau de la fluidité du geste, la prise d’initiative que par les chiffres (40% cette saison avec un volume qui commence à être intéressant - 3.6 tentatives par match vs. 2.8 la saison passée - principalement en C&S / 88.9% assistés). Egalement très bon en situation de spot-up et de cut (là où se situe sûrement son avenir en NBA).

EJ Liddell est un prospect difficile à évaluer, certainement un des meilleurs joueurs NCAA et des qualités à tous les étages. Mais du mal à le projeter à l’étage supérieur à long terme. Peu de qualités élites, undersized, un poste restant à clarifier (pivot lors de ces 2 premières saisons dans l’Ohio et point forward cette saison, poste où devrait davantage se situer son avenir en NBA). Des qualités défensives en NCAA (shot-blocking ++, physique dominant) moins visibles une fois en NBA et un principal défaut (difficulté à défendre sur les guards) qui devraient au contraire l’exposer. Sa capacité à poursuivre le développement de son shooting range et sa polyvalence défensive devrait décider de son avenir en NBA.

Projection : entre la fin du 1er tour et le milieu du 2nd tour