Nathan Soliman
crédit photo : FIBA

Nathan Soliman

17.2 ans - PF - France France
205 cm   216 cm   95 kg
JL Bourg-en-Bresse

JL Bourg-en-Bresse

Pas de statistiques disponibles pour Nathan Soliman.

Tout savoir sur Nathan Soliman

par Emmanuel Le Nevé Il y a 30 jours

Coupe du Monde u17 (2026)

On retient le nouveau cap passé par Nathan Soliman (2.05 m - 2009 - JL Bourg-en-Bresse). Comme lors de la phase de qualification de l’ANGE de Belgrade, il a montré une agressivité qu’on avait peu vu lors de son passage à l’INSEP. Là où il avait l'habitude de finir loin du contact en terminant par un floater, il finit maintenant de plus en plus fort, n’hésitant pas dunker. A côté de ça, on a retrouvé un joueur bon dans la zone à mi-distance, en étant capable de se créer son tir sur plusieurs situations. Proche du cercle, il arrive aussi à provoquer de nombreuses fautes (Près de 5 lancers par match avec une réussite de 73%).

On note également que le tir extérieur reste un point à améliorer dans son jeu. La réussite sur la compétition est très bonne avec 42% mais n'aura pas été au rendez-vous lors des matches à enjeux (1/6 contre la Chine et la Turquie). Peut-être gêné par une épaule gauche qu’il a régulièrement fait traiter par le staff. Aussi, malgré un taux d’usage important, il reste limité dans l’attaque du panier. Le premier pas et le handle restent un souci, comme le fait de ne pas toujours réussir à passer l’épaule pour battre son vis-à-vis. 

Défensivement, il a alterné le chaud et le froid. Bon par séquences, on l’a vu avoir des oublis et sautes de concentration, notamment sur les phases d’aides défensives et de box-out, ou faire des fautes évitables. Quand tout est aligné, on est face à un joueur actif, capable de défendre sur plusieurs positions et de switcher sans difficulté. Et là, le joueur possède un autre statut.

La prochaine étape : la JL Bourg avec qui il jouera la Betclic Élite et l’EuroCup. Un nouveau point de passage avant la grande échéance avec la Draft 2028.

par Emmanuel Le Nevé Il y a 2 mois

Année 2026 - Nantes

Fin décembre, la décision est prise. L'aventure au Pôle France s'arrête. Nathan Soliman décide de ne pas aller au bon du cursus pour s'engager avec l'Hermine de Nantes en Elite 2. Le saut dans le monde professionnel à seulement 17 ans. Mais être surclassé, c'est une habitude chez lui puisqu'il a toujours été. Avec donc de l'avance, il se lance et s'acclimate assez vite et bien. Malheureusement, Nantes échoue face à Poitiers pour obtenir une chance d'accéder à la Betclic Elite. Au final, Nathan Soliman joue 20 matches sous la tunique nantaise pour 9 points, 4 rebonds, 2 passes de moyenne avec 48% de réussite aux tirs dont 26% à trois points.

Le terrain, le changement de niveau et d'adversité, Nathan Soliman s'y est rapidement adapté. Il n'a été que très rarement en difficulté pour répondre aux défis qui se sont présentés à lui. Des difficultés, oui. Inévitablement, il en a rencontré. Notamment contre Blois ou lors des playoffs quand le niveau est encore monté d'un cran. Mais il a aussi répondu présent et apporté à cette équipe nantaise. Notamment sur le jeu à mi-distance. D'entrée, il a montré une aptitude à aller chercher des points dans ces situations. Des tirs qu'il a réussi à se créer lui-même ou en se jouant de l'aide des ses coéquipiers.

On a également vu un joueur capable par moment d'attaquer le panier (main gauche, main droite). Le premier pas reste limité, tout comme le handle et ses changements de direction, mais il a su se créer des opportunités. Il y a eu beaucoup de raté dû principalement à un manque de technique dans l'utilisation de son corps et de sa longueur pour terminer efficacement. Un élément à suivre dans le futur. Par ailleurs, dans ces situations de drive, il a certes eu des ratés mais il a aussi provoqué un bon nombre de fautes. Elles ne se sont toutefois pas toujours terminées par des lancers (4 tentatives en moyenne).

Il a, de plus, été positif en étant présent sur les opportunités en seconde chance. Malgré un déficit physique, il a su, par le timing du saut notamment, prendre l'avantage sur les défenses pour récupérer des rebonds offensifs. La statistique finale dans cette catégorie ne montre pas l'ensemble des efforts dans cet aspect puisqu'il termine la saison avec 1.3 rebonds offensifs de moyenne. Au total, il finit la saison avec 4 rebonds par match. Des phases de jeu sur lesquelles il a aussi été récompensé de plusieurs coups de sifflets. 

Sans le ballon, on a vu un joueur capable d'apporter des solutions sur phases rapides et arrêtées et des points par des coupes, aussi bien dans l'axe que ligne de fond. Et être disponible pour poser des écrans porteur et non-porteur. Cela a pu se terminer par des situations de pick-and-roll et de pick-and-pop. Deux éléments de son jeu important àaméliorer dans les mois à venir car, aussi bon soit-il face aux joueurs de son âge, il est aujourd'hui difficile d'imaginer le Nantais être une première ou seconde option de son équipe à terme.

Il devra également faire un travail sur le tir extérieur. Durant son passage avec l'Hermine, il conclut avec 26% de réussite à trois points sur deux petites tentatives par rencontre. Trop pour un joueur étiqueté "top prospect". Le plus sur le tir, c'est qu'il montre des flashes dans la diversité. On est certes face à beaucoup de catch-and-shoot mais on a aussi vu des choses à la création en étant capable de se servir du pick d'un coéquipier, de tirer en sortie de dribble et de se créer de l'espace avec son défenseur pour un tir sans contestation.

Cela reste plus limité dans son jeu mais il n'est pas à exclure que Nathan Soliman développe un côté connecteur au fil des années. Avec Nantes, on a observé des flashes dans cet aspect du jeu. Des passes simples : pour le trailer, en high-low, sur phase de pick-and-roll en étant le porteur, kick-out, pour les coupes de ses coéquipiers, mais présentes dans son jeu. 

Défensivement, le joueur à souflé le chaud et le froid selon l'opposition. Il a eu de très bonnes séquences en montrant de la polyvalence, en étant capable de switcher sur les phases avec des écrans, de bons instincts sur les closes-out. Et d'autres séquences plus compliquées en étant un peu perdu dans les rotations, en difficulté face aux joueurs rapides sur le périmètre, car la mobilité et les changements de direction deviennent problématique à ce niveau, ou face aux joueurs plus physique au poste et sous le panier, car, et c'est normal vu l'âge, le corps doit encore évoluer avec un travail de musculation.

Prochain point d'étape : la JL Bourg avec qui il évoluera en Betclic Elite et en EuroCup.

 

par Emmanuel Le Nevé Il y a 1 an

ANGT Belgrade (2025)

Né en 2009 et déjà le troisième ANGT dans les jambes pour Nathan Soliman. A Belgrade, l’ailier du Pôle France a une nouvelle pu se montrer sur la scène européenne. 

En attaque, on a pu observer un joueur utilisé dans différents rôles. Celui sur lequel on a l’habitude de le voir : un poste 3/4 capable d’apporter du scoring sur les trois niveaux. Et un rôle qui commence à faire son apparition : celui d’un porteur de balle qui est à la première passe de l’attaque. 

Dans le premier rôle, on observe un joueur polyvalent qui peut apporter des solutions sur de la coupe, attraper-driver au panier ou tirer à longue distance soit sur catch-and-shoot ou en sortie d’écran. Le tir extérieur reste néanmoins encore en travaux (27% - 3/11). Offensivement, on voit aussi un joueur très actif sur le rebond. Même s’il ne gagne pas toujours le bataille, il apporte une présence et la tâche compliqué pour les adversaires (5 rebonds de moyenne attrapés dont un offensif).

Dans le second, le joueur est un peu plus libre en attaque et on le voit tenter des choses qu’il ne fait pas habituellement comme jouer avec les écrans. Sur ces séquences, il termine souvent par un tir à trois points ou à mi-distance. Il est encore rare de le voir devenir un initiateur et aller au bout des actions en tant que passeur sur pick-and-roll ou pick-and-pop. 

De façon globale, le côté playmaker n’est pas encore présent dans son jeu. On compte moins de deux passes de moyenne sur le tournoi.

Défensivement, encore une fois, malgré son âge, on a vu un joueur très solide et pouvant répondre au défi physique face à lui. Même face aux joueurs plus lourds et costauds que lui. En Serbie, l’ailier du Pôle France a montré de la polyvalence en étant capable de s’occuper de tous les postes sur le terrain et de pouvoir switcher si nécessaire. 

par Emmanuel Le Nevé Il y a 1 an

Young Star Game (Janvier 2025)

L’un des deux plus jeunes joueurs convoqués pour l’évènement, le pensionnaire du Pôle France a été discret sur le terrain, n’a rien forcé, a laissé le jeu venir à lui. Pas impressionné par l'événement, jouer contre des joueurs plus âgés, il connaît puisqu’il a toujours été surclassé : joueur u18 à 13 ans, joueur de N1 à 15 ans.

Toutefois, au niveau des mensurations, c’est sérieux. Lors du combine, il a été mesuré à 2.04 m sans chaussures avec le deuxième standing reach des invités : 2.74 m (derrière Paul Mbiya) et une envergure de 2.17 m, la troisième plus grande du combine. Au niveau de la détente sèche, il affiche 75 cm et 89 cm de détente avec élan.

par Emmanuel Le Nevé Il y a 2 ans

ANGT Paris (Avril 2024)

Joueur le plus jeune du tournoi, cela n’a pas empêché Nathan Soliman d’être une pièce importante dans le jeu du Pôle France (meilleur évaluation de son équipe : 16) et de terminer dans le cinq du tournoi parisien. Connu depuis un certain temps des observateurs, le Nantais effectuait se seconde grande sortie après son championnat d’Europe U16 l’été dernier, à Skopje.

Une nouvelle fois, il a montré pourquoi la bulle basket en parle de plus en plus. Utilisé en tant qu’intérieur, il a montré une certaine polyvalence avec une capacité à être dangereux près et loin du panier. Maintenant, il doit encore se développer et fixer son style et un poste. La question majeure concerne la croissance. Plusieurs signes extérieurs montrent qu’il ne pendra plus beaucoup de centimètres. Si cela se confirme, la projection sera plus limitée que prévu. Si, comme espéré, il affiche à terme entre 2.05 et 2.08 m alors la projection sera plus ouverte.

Défensivement, on a pu observer un joueur qui est monté en puissance au fil des rencontres. On l’a vu défendre sur plusieurs positions sans aucun mal. Sur les arrières, sa taille, sa latéralité et son envergure lui offrent un avantage. Il est capable d'arrêter les grands, grâce à son coprs et la puissance dégagée sur le haut du corps. Elle lui permet d’encaisser les charges et de rester en place. On peut ajouter une capacité sur le contre (1,2 de moyenne - leader statistique au Pôle France).

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