Année 2026 - Nantes
Fin décembre, la décision est prise. L'aventure au Pôle France s'arrête. Nathan Soliman décide de ne pas aller au bon du cursus pour s'engager avec l'Hermine de Nantes en Elite 2. Le saut dans le monde professionnel à seulement 17 ans. Mais être surclassé, c'est une habitude chez lui puisqu'il a toujours été. Avec donc de l'avance, il se lance et s'acclimate assez vite et bien. Malheureusement, Nantes échoue face à Poitiers pour obtenir une chance d'accéder à la Betclic Elite. Au final, Nathan Soliman joue 20 matches sous la tunique nantaise pour 9 points, 4 rebonds, 2 passes de moyenne avec 48% de réussite aux tirs dont 26% à trois points.
Le terrain, le changement de niveau et d'adversité, Nathan Soliman s'y est rapidement adapté. Il n'a été que très rarement en difficulté pour répondre aux défis qui se sont présentés à lui. Des difficultés, oui. Inévitablement, il en a rencontré. Notamment contre Blois ou lors des playoffs quand le niveau est encore monté d'un cran. Mais il a aussi répondu présent et apporté à cette équipe nantaise. Notamment sur le jeu à mi-distance. D'entrée, il a montré une aptitude à aller chercher des points dans ces situations. Des tirs qu'il a réussi à se créer lui-même ou en se jouant de l'aide des ses coéquipiers.
On a également vu un joueur capable par moment d'attaquer le panier (main gauche, main droite). Le premier pas reste limité, tout comme le handle et ses changements de direction, mais il a su se créer des opportunités. Il y a eu beaucoup de raté dû principalement à un manque de technique dans l'utilisation de son corps et de sa longueur pour terminer efficacement. Un élément à suivre dans le futur. Par ailleurs, dans ces situations de drive, il a certes eu des ratés mais il a aussi provoqué un bon nombre de fautes. Elles ne se sont toutefois pas toujours terminées par des lancers (4 tentatives en moyenne).
Il a, de plus, été positif en étant présent sur les opportunités en seconde chance. Malgré un déficit physique, il a su, par le timing du saut notamment, prendre l'avantage sur les défenses pour récupérer des rebonds offensifs. La statistique finale dans cette catégorie ne montre pas l'ensemble des efforts dans cet aspect puisqu'il termine la saison avec 1.3 rebonds offensifs de moyenne. Au total, il finit la saison avec 4 rebonds par match. Des phases de jeu sur lesquelles il a aussi été récompensé de plusieurs coups de sifflets.
Sans le ballon, on a vu un joueur capable d'apporter des solutions sur phases rapides et arrêtées et des points par des coupes, aussi bien dans l'axe que ligne de fond. Et être disponible pour poser des écrans porteur et non-porteur. Cela a pu se terminer par des situations de pick-and-roll et de pick-and-pop. Deux éléments de son jeu important àaméliorer dans les mois à venir car, aussi bon soit-il face aux joueurs de son âge, il est aujourd'hui difficile d'imaginer le Nantais être une première ou seconde option de son équipe à terme.
Il devra également faire un travail sur le tir extérieur. Durant son passage avec l'Hermine, il conclut avec 26% de réussite à trois points sur deux petites tentatives par rencontre. Trop pour un joueur étiqueté "top prospect". Le plus sur le tir, c'est qu'il montre des flashes dans la diversité. On est certes face à beaucoup de catch-and-shoot mais on a aussi vu des choses à la création en étant capable de se servir du pick d'un coéquipier, de tirer en sortie de dribble et de se créer de l'espace avec son défenseur pour un tir sans contestation.
Cela reste plus limité dans son jeu mais il n'est pas à exclure que Nathan Soliman développe un côté connecteur au fil des années. Avec Nantes, on a observé des flashes dans cet aspect du jeu. Des passes simples : pour le trailer, en high-low, sur phase de pick-and-roll en étant le porteur, kick-out, pour les coupes de ses coéquipiers, mais présentes dans son jeu.
Défensivement, le joueur à souflé le chaud et le froid selon l'opposition. Il a eu de très bonnes séquences en montrant de la polyvalence, en étant capable de switcher sur les phases avec des écrans, de bons instincts sur les closes-out. Et d'autres séquences plus compliquées en étant un peu perdu dans les rotations, en difficulté face aux joueurs rapides sur le périmètre, car la mobilité et les changements de direction deviennent problématique à ce niveau, ou face aux joueurs plus physique au poste et sous le panier, car, et c'est normal vu l'âge, le corps doit encore évoluer avec un travail de musculation.
Prochain point d'étape : la JL Bourg avec qui il évoluera en Betclic Elite et en EuroCup.