Touché à la cheville lors d'un entraînement en octobre, Braylon Mullins a manqué plusieurs rencontres de début de saison. Il foule les parquets NCAA pour la première fois le 28 novembre face à Illinois. Il joue dix minutes pour deux points au compteur. Depuis, il a pleinement pris sa place dans la ration de Dan Hurley en étant propulsé dans le starting five à 17 reprises (sur ses 21 matches joués). Statistiquement, il apporte 12 points, 3 rebonds et 1 passe de moyenne en 26 minutes de temps de jeu. 

L'ancien joueur 5-étoile à sa sortie du lycée est d'abord un prospect long terme. Il est difficile de l'imaginer contribuer à sa futur équipe dès sa première saison. A l'écran, le corps ne semble pas prêt pour les joutes NBA. Manque de puissance et de force pour attaquer et contribuer défensivement face à des athlètes d'un tout autre niveau dans le jeu et physiquement. Même si, il l'a montré à plusieurs reprises cette saison, il est plus costaud que son physique le montre.

Offensivement, on a aujourd'hui un joueur qui se place comme un prospect sérieux par son tir extérieur. Utilisé par Dan Hurley comme le fut Jordan Hawkins (New Orleans Pelicans) lors de sa second saison à UConn (2022/2023), Braylon Mullins se voit offrir de multiples actions de tir et dans différentes positions (Catch-and-shoot, en sortie de dribble, en sortie d'écran sur hand-off). Et la réussite suit les tentatives. Il affiche 38% de réussite à trois points sur plus de 6 tentatives en moyenne par match. A quoi il ajoute 57% de réussite sur les tirs à deux points (en dehors de la raquette) et 59% près du panier.

A côté du tir, les observateurs apprécient le joueur parce qu'il apporte en plus. L'échantillon est faible de part son rôle à UConn (et Dan Hurley avec son staff sont très strictes au niveau des consignes) mais Braylon Mullins montre par flashes qu'il est capable d'initier pour les autres en tant que deuxième initiateur. Il apporte des solutions autour de l'écran puisqu'il peut jouer les pick-and-roll et pick-and-pop dans les deux sens. Aussi, qu'il peut attaquer le panier même si les finitions sont régulièrement en floater ou runner. Élément à suivre dans le futur, s'il arrivera à gagner en confiance et en puissance pour terminer dans le trafic et en étant contesté.

Défensivement, il y a des hauts et des bas. L'une des interrogations tourne autour de son physique. Aujourd'hui annoncé à 1.98 m pour moins de 90 kg sur la balance, on constate à travers l'écran qu'il a parfois du mal à contenir ses adversaires, notamment les plus costauds. Par ailleurs, il fait les efforts pour rester au contacte. Il montre un jeu de pieds intéressant ainsi qu'une bonne latéralité pour assurer face aux arrières les plus "faibles". Mais il affiche aussi de la force sur le haut du corps. Durant la saison, il n'a pas été rare de le voir être attaqué au poste et contenir les bumps adverses

En conclusion, Braylon Mullins affiche un talent certain dans le tir mais intrigue par le fait qu'il peut, potentiellement, être un initiateur pour les autres en étant capable de passer sur plusieurs phases de jeu et jouer le pick-and-roll. De plus, défensivement, les efforts et les flashes font qu'il est difficile de l'imaginer être négatif dans cette partie du terrain. Le hic, il faudra être patient pour voir la version finale de Braylon Mullins.

Projection : fin de premier tour.