Tout le monde le sait depuis bien longtemps, Yves Pons est un athlète NBA, même mieux que ça. En terme de mobilité, explosivité, détente et vitesse, il est déjà probablement dans les 10% les plus performants de la grande ligue. Cette saison il a su profiter d'un rôle offensif un peu accru pour montrer ses progrès au tir, fruit d'un travail quotidien acharné qu'il nous a détaillé lorsqu'il a accepté notre invitation en podcast (c'est ici). Lors de cette interview on a pu voir la lucidité que le joueur, déjà âgé mine de rien pour un prospect, avait par rapport à ses capacités et au rôle qui serait le sien en NBA : défendre et rentrer des tirs ouverts. Pour vraiment percer au niveau du temps de jeu, il devra gommer ses hésitations lors des prises de décisions, être parfois un peu plus sage quand il s'agit d'aller contrer un pédant attaquant adverse, tout en conservant son "envie", son côté "mort de faim", une qualité héritée sans doute d'une école Tennessee connue pour transformer des athlètes en athlètes-guerriers.

Expérimenté pour ses 21 ans, physiquement impressionnant et capable de défendre au moins 3 voire 4 positions en NBA, on voit mal comment une équipe ne pourrait pas tenter de drafter Air France. Oui, le Covid a fait aussi mal à sa cote qu'au chiffre d'affaires de la compagnie aérienne, car il n'a pas pu croquer tout cru ses opposants lors des traditionnelles oppositions du processus pré-draft. Mais pour nous il en a assez montré durant cette saison chez les Volunteers. Un joueur mesurant 1m98 et tournant à 7,7% de tirs contrés (!, 2,4 par match) est forcément un ovni. Avec un tir à 35% à trois points, il devient un potentiel à ne pas négliger.