Anthony Edwards va devoir travailler. Annoncé comme l'un des joueurs les plus talentueux de cette cuvée 2019, ses rencontres en High School montrent beaucoup de choses excepté du talent.

Dans un basket mondial où le tir à une importance de plus en plus importante, le futur joueur de Georgia est encore loin d'en avoir un qui en fait une force dans son jeu. Lors des matches joués avec son lycée ou en AAU, il passe son temps à tirer à trois points pour un pourcentage abominable. Un élément qui pose deux questions. La première concernant le mental du garçon qui préfère tirer que de jouer son jeu et aider ses potes. La seconde sur sa sélection de tir qui laisse à désirer. Me, myself and I avec une mentalité de scorer first.

Arrière d'à peine deux mètres, Anthony Edwards est un joueur qui a besoin du ballon pour exister. Problème, quand il a la gonfle dans les mains, il ne s'en sert à pas bon escient. Par moment meneur, il n'a pas (encore) la vision et n'a pas absolument pas le jeu pour faire jouer les autres pour se projeter à ce poste. Le reste du temps, il évolue arrière. Problème, son jeu sans ballon laisse à désirer. Aucune envie et aucun effort pour se démarquer ou aider le jeu de son équipe.

Mais assez parlé du négatif. S'il reste beaucoup à travailler chez lui, une chose est d'ors et déjà présente : le physique. Véritable pitbull, il domine n'importe qui au lycée et ce sera probablement encore le cas en NCAA sous les ordres de Tom Crean. Une caractéristique qui le rend inarrêtable quand il attaque le cercle où il dégage une puissance folle. Rapide, son premier pas le rend encore meilleur dans cet aspect du jeu. Rapide, il l'est également sans le ballon. Le futur Bulldog se projete à vitesse dingue vers le panier en transition. Le petit hic, son handle. Comme son tir, il serait cool de le voir le travailler.