Joel Ayayi
crédit photo : FIBA

Joel Ayayi

21.4 ans - PG/SG - France France
196 cm   203 cm   81 kg
Gonzaga Bulldogs

#40 dans notre BIG BOARD 2021

 

Gonzaga Bulldogs

Données fournies par Sports-Reference.com.

Tout savoir sur Joel Ayayi

par Julien Broilliard Il y a 4 jours

Points forts

  • Arrière polyvalent
  • Rebondeur
  • QI basket

Décent, mais à travailler

  • Qualités athlétiques
  • Jeu en Pick and Roll & Création
  • Finition dans la raquette

Points faibles

  • Handle

Joel Ayayi est le frère de l’internationale française Valériane Vukosavljević et de Gerald Ayayi, meneur de l’Élan Béarnais (Jeep Elite). Capable de jouer meneur et arrière, il évolue depuis 3 ans à Gonzaga, équipe avec laquelle il est arrivé en finale de la March Madness en 2021. Arrière de grande taille (1m96), bordelais de naissance, Ayayi a évolué à l’Élan béarnais et au Centre Fédéral avant de rejoindre Gonzaga et la NCAA. Sélectionné 3 fois dans l’équipe nationale (U16/U18/U19), c’est donc un joueur qui connaît le milieu pro (à travers sa famille) et qui a connu différents championnats très jeune.

Il est toujours intéressant d’observer les prospects dans des contextes différents. Dans le cas d’Ayayi, il est aussi possible de suivre son évolution entre les compétitions. Voilà, résumé par Antoine Béranger et Alan Guillou, ce qui ressort de ses compétitions jeunes : en U18, Ayayi, alors red-shirt à Gonzaga (il n’a pas joué avec l’équipe), est utilisé comme 2, le shoot se met en place alors qu’il a la réputation d'être un meneur slasher au Centre Fédéral. En U19, il finit dans le 5 du tournoi, maintenant combo guard, il assume la création et le scoring. Très fort proche du cercle, il force un peu au shoot (30 % à 3 point) étant très sollicité offensivement. C’est le contraire de l’autre coté du terrain où il n'a pas eu à défendre le meilleur attaquant adverse sûrement pour le préserver. Alan Guillou note aussi que son poids pose problème au contact contre des joueurs puissants.

Deux ans plus tard, Ayayi s’est imposé dans le 5 d’un des plus gros programmes universitaires, avec le 2ème temps de jeu (31mins). Moins impliqué offensivement qu’en sélection, il s’est rendu indispensable dans de nombreux secteurs de jeu. En défense, il apporte une multitude de choses, qui aide l’équipe et caractérise le jeu de Gonzaga : des aides permanentes, de l’agressivité sur le porteur de balle (1.1stls), du close out et de la polyvalence. À 82 kg, il est capable de gêner les intérieurs au poste ou de rester face aux arrières adverses. Souvent juger sur sa défense individuelle sur le seul match contre Baylor (notamment contre Davion Mitchell), Ayayi vaut beaucoup mieux. Doué physiquement, il se déplace très vite pour couvrir le terrain et utilise son jump et son envergure (2m01) pour se battre aux rebonds : 5,3 prises défensives (18 contre Iowa) et meilleur rebondeur défensif de son équipe.Voilà deux secteurs projetables en pro : la défense, surtout loin du ballon et le rebond.

Offensivement, le shoot a continué a progressé durant ses deux années universitaires. Plus confiant, il a utilisé son tir à 3 en fin de match à des moments cruciaux (39 % de réussite pour 3 tentatives par match). Sa sélection de shoot est très NBA-compatible : beaucoup de trois points issus de passes et une majorité de shoot près du cercle, avec un pourcentage très haut (75%). Dans ce dernier secteur, sa capacité à lire les défenses et se déplacer et couper est létale. Il est aussi constamment à l’affût de rebonds offensifs. Il est un peu le Pipo Inzaghi du basket : toujours à se déplacer proche du panier adverse.

Son rôle de créateur est plus en retrait par rapport à ces démonstrations en bleu (16 % d’USG en 2020-2021 en NCAA, 16% d'USG en carrière NCAA). Il joue off-ball et sert souvent de relais offensif. Cependant, il sait trouver les shooters dans les corners et possède la lecture et la dextérité pour jouer du pick-and-roll. Ayayi possède une panoplie complète de passes, même en mouvement, et sait finir les contre-attaques. On le voit très peu au drive sur attaque placée, souvent main droite au dribble. Il encaisse bien le contact à la finition et possède une bonne vitesse. De manière générale, il met à profit son jeu quand l’équipe tourne bien et il sort peu du schéma de son équipe. Par contre, quand la dynamique collective coince, son poids offensif est parfois très neutre : la deuxième mi-temps contre Iowa et la finale de March Madness, contre Baylor, en son deux exemples.

Joel Ayayi est un arrière polyvalent (comme l’atteste son triple double le 9 janvier dernier), doué physiquement, à haut QI basket qui ferait un très bon joueur de complément dès sa première année.

Projection : second tour

par Emmanuel Le Nevé Il y a 27 jours

Points forts

  • Rebond
  • Polyvalence défensive
  • Coupes vers le cercle

Décent, mais à travailler

  • Diversité au scoring
  • Création (tir + jeu)

Points faibles

  • Tir
  • Premier pas

Après trois saisons (quasiement) pleines à Gonzaga, Joël Ayayi a logiquement décidé de tenter sa chance au niveau supérieur. Trois années durant lesquelles le Bordelais est monté en puissance sous les ordres de Mark Few. Compliqué en tant que red-shirt freshman, Joël Ayayi passait plus de temps sur le banc que sur les parquets et ne jouait que 5 à 6 minutes par rencontre. Les différents départs, les entraînements tout au long de l'année et les campagnes en Equipe de France jeunes les étés, le font bondir à 29 minutes pour sa seconde saison à Gonzaga. Puis à 31 minutes la saison passée avec un rôle de vétérant et de leader. Un cursus crescendo qui s'est terminé avec 88 matchs joués, dond un triple-double (12 points, 13 rebonds et 14 passes - le premier de l'histoire de l'université) et deux finales universitaires, malheureusement, sans soulever le trophée. En statiqtiques, ses trois années à Spokane se traduisent en 8,8 points (53% aux tirs -  36% à 3 points), 5 rebonds et 2 passes de moyenne.

Deux éléments clairs lui ont permis d'obtenir ce rôle et la confiance du coaching staff : le rebond et la défense. Malgré son mètre 96, le Français a, tout au long de l'année, été ultra présent et important au rebond pour les Zags. Une envie d'aller chercher le ballon visible notamment en attaque. Sur ses deux dernières saisons, l'ancien de l'Insep a pris prêt de 2 rebonds offensifs par match (6,3 et 6,9 overall sur ses deux saisons pleines). Avec une pointe à 18 prises (record de sa saison) lors de la confrontation contre Iowa et Luka Garza. Une réussite notamment due a une impulsion rapide et une montée au cercle au bon moment alors que les adversaires sont encore les pieds dans le béton. Reste, maintenant, à savoir comment se fera la transition au niveau au-dessus face à de plus gros cabarits. Alerte, ou non, face à Baylor. En finale nationale, Joël Ayayi (deux rebonds, second plus faible nombre sur la saison) n'a jamais su prendre l'avantage face à une raquette gonflée composée de Mark Vital et Jonathan Tchamwa Tchatchoua.

En supplément du rebond, Joël Ayayi a, sur sa carrière universitaire, montré une belle capacité de « glue guy ». Durant ses trois années à Spokane, le Français a exploité cette possibilité d'être un élément fort en défense et pas uniquement sur les joueurs de sa taille. Joël Ayayi, du fait de sa taille et latéralité, est aussi bien capable d'aller embêter les intérieurs que les meneurs. Un élément de son jeu qui pourrait lui donner un avantage sur les autres joueurs présents à la Draft. En NBA, il faudra toutefois qu'il s'adapte à des joueurs plus imposants physiquement. Dans la ligue, il ne pourra sûrement pas aller gêner les plus grands mais pourra, à minima, se coltiner les postes 1, 2 et 3.

Le plus petit hic qui pourrait venir ralentir la progression de Joël Ayayi, son tir. Même si les pourcentages ont augmentés entre ses deux saisons pleines (très bon point), son tir reste perfectible. Peut-être à cause d'une mécanique un peu lente et un ballon qui part du menton. Deux choses qu'un staff NBA arrivera à modifier dans le bon sens sans trop de soucis. Dans le jeu, il faudra également améliorer sa diversité au tir. Arriver à se positonner à mi-distance car à ce jour, le Bordelais est plus un joueur de catch-and-shoot à trois points qu'autre chose. On notera néanmoins quelques flashes en sortie de dribbles. Camper à mi-distance dans un premier temps pourrait lui donner confiance en son tir pour s'élaborer, ensuite, comme fiable à trois points.

Projection : second tour.

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